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Peut-on qualifier la création web comme étant un art ?

18 janvier 2008 Social Media

Nous avons la culture du lourd et du long. Des milliers de tonnes pour une cathédrale et souvent un siècle pour aller au bout. Aujourd’hui, on croque une idée à l’ordinateur le temps qu’un œuf soit « coque » ! Est-ce dire que la création artistique ‘on line’ soit un ersatz d’art ?

Parce que le numérique serait immatériel ? Nous n’aurions plus la main sur le marteau ni le pinceau ? Dès lors, l’art ‘numérique’ n’en serait pas un ? Un artiste a répondu à la question, alors qu’Internet n’existait pas : Pablo Picasso. Voir le film de Henri-Georges Clouzot (1956).

Qu’y découvre-t-on ? L’apparition de l’éphémère en art ! La mutation de propositions fugitives, le contraire de la minéralisation, donc. Du monothéisme définitif, du ‘one way art’. On assiste à très grande vitesse à un éclatement dans l’œuvre elle même, à son interminable succession de versions bêta. Chacune allant, impertinente, plus loin, ailleurs. Et c’est en cela que Picasso prédit le Web design et le légitime par son génie. Un génie qui nous rejoue, moqueur, le commencement du monde.

Le Web entre en ligne de compte là. Parce qu’il multiplie les possibles, mais sans en perdre aucun, comme un intégrateur de tous ce qui faisait la création avant. On se rappelle cette anecdote : un journaliste demande à Jean Cocteau « Le Louvre brûle, quel tableau sauvez-vous des flammes ? » Réponse : « Le feu ! »

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Le consommateur se fait-il co-auteur de la marque grâce au Web2.0 ?

3 juillet 2007 Social Media

Où l’on observe qu’une plus grande ‘exposition’ des projets de nouveaux modèles des marques implique les consommateurs de plus en plus en amont dans le marketing.

Stratégies publiait le 29.06.2007 :

« Publicis et Dassault Systèmes lancent une plate-forme collaborative dédiée au marketing.. Maurice Levy, président du directoire de Publicis Groupe, et Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes ont annoncé jeudi 28 juin, la création d’une.. plate-forme virtuelle collaborative dédiée au marketing. Elle permettra aux marques de solliciter les internautes et de les associer à la conception de produits.… »

Idée non neuve (Linux) mais boostée par le Web2.0, outil de connectique radical puisqu’il fait de la com’ entre happy few un forum riche d’échanges pour tout le monde. Principe d’une plus grande efficacité inventive à partir d’une exposition maximale. Parti pris de la multitude et de la foison, de l’émulsion créatrice. Le talent est partout. Il n’est que de laisser ouvertes toutes les fenêtres du parfum « Égoïste ». On se souvient de cette publicité.. Le Web2.0 cesse de les faire battre ! Elles béent.

En terme de positionnement nous détournons là le pronunciamiento de L’Oréal « Parce que nous le valons bien ». Le slogan devient : « Parce que moi aussi je peux faire de la pub ». Et mieux encore : « Parce que je coopère à la Recherche et Développement des offres que je souhaite acheter demain».

En cela, le consommateur se fait co-auteur de la marque. D’ailleurs, l’intelligence marketing oriente déjà la conception de nouvelles offres en concertation avec un public inventif et non plus seulement « testeur ». Ce, dès l’étude des attentes non encore clairement exprimées par lui. Une démarche qui intéresse notamment les groupes Renault et Garnier..

Jean-Sébastien Loygue

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Le futile cacherait-il le futur ?

25 juin 2007 Social Media

Le marketing viral serait-il autre chose qu’un jeu ?

Bien sûr que oui ! Il signe une prodigieuse montée en puissance de l’intelligence collective..

Ce mode de communication devenu si banal ne servirait-il qu’à mieux vendre ? Allons, soyons sérieux. Même s’il ne fait cliquer qu’un milliard d’araignées sur la toile (peu de monde versus 6 milliards d’habitants, n’est-ce pas ?). Et de gloser donc sur les jeux, le « viral », les coquineries de marques. Et de nous affliger du futile, sous couvert de rouge à ongle. Sans avoir vu que ce futile, précisément, encapsulait le futur.. Hé oui, nous regardons parfois le doigt, non ce qu’il montre.. Vous me direz que s’il s’agit d’ongles…

Et il montre quoi, ce « Buzz », avec ses jeux concours ? Cet outil de conversation si neuve entre l’homme et son espèce ? Il montre que nous nous parlons ! Non, nous n’inventons pas des technologies pour de rire. Ni de nouveaux « jeux » romains sans raison.

Bienfaisante pluie de la com’. Non seulement en termes de lipsticks ou de crèmes dépilatoires.. Car il se profile, en effet, tout autre chose, grâce au Web viral, que des promos’ : l’enlacement du caducée de notre espèce avec sa rapacité à survivre. Ce qui va bien au-delà de ce qui ravit les ‘early adopters’ de mascaras.

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Stade Français et communication online

11 juin 2007 Social Media

Le Stade Français n’a pas seulement gagné la finale de rugby, il a aussi gagné sa communication online.

1/ Un nouveau public.

La révolution culturelle de la communication par Internet en matière de rugby rapproche le lecteur de l’âge des joueurs sur la pelouse.. Ce lectorat a rajeuni de trente ans en 10 ans. La moyenne d’âge en tribune (qui avoisinait 50 ans en 1990) se rapproche aujourd’hui de 30, et sur le Web de 20 !

La demande en terme de communication émane donc d’un lectorat nouveau : les jeunes. Ils veulent peu de textes (jamais plus de 10 mots par ligne) beaucoup d’images, des vidéos, des bandes son et des échanges entre eux. De la mobilité visuelle et de l’interactivité.

Dans le même temps, les Clubs phares fêtent leurs centenaires à qui mieux mieux. Il y a là un conflit générationnel. D’un côté le nouveau public, et de l’autre une tradition de communication pyramidale, plus hiérarchique et ‘convenue’, sacramentelle.

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Au sujet de Microsoft, aQuantive et Duke

30 mai 2007 Social Media

Au cours du mois de mai 2007, le magazine Stratégie publiait le passage suivant :

Microsoft s’empare d’aQuantive pour 6 milliards de dollars [...] aQuantive…(qui) s’est illustrée récemment sur le marché français en prenant le contrôle de l’agence interactive Duke, via sa filiale Avenue A/Razorfish…

Mais pourquoi cet intérêt de Microsoft pour ce groupe de marketing interactif ? En fait, c’est l’histoire du boa qui avale un boa qui vient d’avaler une petite souris intelligente pour lui voler son crâne (Duke)… On nous la raconte cette histoire, et nous l’avalons, d’un coup de brève, sans salive et sans réfléchir : tout rond.

Le Web est le micro processeur de la chaîne de Com’.
Il y a pourtant une raison éminente à un tel enlacement constrictor commencé par la dévoration de Duke. La voici : le Web est le micro processeur de la chaîne de Com’ (et Duke en est expert !) On connaît le cheminement d’un raisonnement marketing : on prépare, on applique, on mesure, on corrige le tir. Or seul Internet est capable d’intervenir à chacun de ces stades. De manière impériale et non supplétive. Comme on comprend les boas !

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