
Une récente étude commandée outre atlantique par Nielsen Bases et Neilson Games et IGA Worldwide, montre qu’une grande partie des consommateurs de jeux vidéo ne voit pas la publicité au cœur de leur univers préféré d’un si mauvais œil. Loin de là.
Ainsi, plus de 60% ont même trouvé que la publicité apportait aux jeux un réalisme bien venu, la pertinence du contexte d’exposition étant un facteur de réussite. Electronic Arts et Activision ont mis en scène Taco Bell, Jeep ou Wrigley et l’excellente perception par les jeunes adultes de ces marques est de bon augure pour les annonceurs.
L’in-game advertising c’est autant de formats : publicités statiques, dynamiques, placements de produit, et sessions sponsorisées… C’est surtout la possibilité de taper dans le mile : une population longuement absorbée et attentive au cœur d’un univers immersif et divertissant. A la clé, des performances mesurables et à moindre coût qui profitent à tous les acteurs du marché. Loin des vagues du marché publicitaire classique.
En plus d’offrir aux publicitaires, nouvelles technologies et un large éventail de jeux, Microsoft tire son épingle du jeu grâce à l’acquisition en 2006 de Massive, société spécialiste de l’in-game ad. La régie et les agences médias sont ainsi à même de créer des packages incluant la présence des annonceurs sur 3 ou 4 jeux simultanément afin de répondre aux exigences des annonceurs. Ainsi, Massive a su charmer Coca Cola, Dell, Ford, Garnier, McDonald’s, Nokia ou encore Procter & Gamble.
Agroalimentaire, textile, divertissement, automobile ou transport et même des agences gouvernementales, les industries ont senti l’ampleur du marché du jeu vidéo soit 14 milliards de dollars d’ici 2010, rien que pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, selon PriceWaterhouseCoopers.
Même si les hommes de 13 à 34 ans sont la cible principale, des jeux PC tel Guitar Hero 3 propose une audience plus large et plus féminine. Quoiqu’il en soit, se dessine une préférence pour les jeux en ligne, dans lesquels les publicités peuvent être renouvelées et où il existe de larges communautés de joueurs. A terme, d’autres terminaux pourraient être envisagés : mobiles notamment, tel l’iPhone d’Apple et le jeu Counter-Strike dans lequel l’ »in-game ad » fait déjà partie du décor…
Sources : www.generation-nt.com, www.journaldunet.com

















Etonnant que la pub ne soit pas arrivée plus tôt dans les jeux-vidéos. Les éditeurs étaient-ils frileux face à cette nouvelle source de revenus ? Pourtant, la publicité in-game se prête particulièrement bien à l’immersion du joueur et le potentiel est énorme. Dans un jeu comme GTA IV, où on peut regarder la TV et zapper librement, il est facile d’imaginer l’insertion de spots TV plébiscitant les mérites d’une vraie marque. En plus, il faut noter qu’aujourd’hui on peut toucher des cibles très différentes dans le jeu-video et plus seulement l’éternel ado de 12 à 30 ans de sexe masculin à tendance geek. L’arrivée de la Wii et de la DS ouvre des perspectives publicitaires ouvertes à toute la famille, de la petite fille de 8 ans jusqu’à la mère de famille.