
Akky Akimoto, responsable du blog asiajin.com, a récemment déclaré que Google payait des blogueurs via l’agence de RP digitale Cyberbuzz et leur offre « Pay per Post« .
L’objectif était de diffuser des communiqués de presse afin de faire la promotion du célèbre moteur de recherche et de ses services en version Japonaise. Oui mais voilà : Google réprouve la duplication de contenu et l’achat de liens. Oupsss !
Le pourquoi … :
Vu d’ici on pourrait croire que Google est le moteur de recherche référence partout dans le monde néanmoins quelques pays résistent encore et toujours à l’envahisseur (non bon c’était pour la vanne je suis pas vraiment anti Google pour ma part !)
En effet, avec environ 41% des parts de visites, Google.co.jp se positionne derrière Yahoo ! jp qui en détient 44% (selon les études Nielsen Netratings) fin décembre 2008.
… du comment :
Google a modifié récemment sa page d’accueil google.co.jp en y ajoutant les « hot trends » qui sont les 5 mots clés les plus saisis du moment. Cette fonctionnalité est mise à jour régulièrement.

Dans la foulée, plusieurs blogueurs (une trentaine) ont curieusement tous parlé de ce nouveau Widget sur leur site, de façon identique et avec le même lien externe. Voici l’équivalent français du fameux communiqué :
« Les mots clés du widget Google Hot Trend [lien vers la page de Google] peuvent vous montrer ce qui est à la mode aujourd’hui, et ce par quoi d’autres personnes sont intéressées.
C’est attrayant de pouvoir visualiser la tendance de la journée ou la semaine précédente. Je suis parfois surpris de voir que ces mots sont si populaires ! Personnellement, j’aime cette « diseuse de bonne aventure » qui fournit le classement de la semaine précédente. Lorsque je clique sur un de ces mots clés, j’atteins rapidement la page de résultats Google liée à cette requête et je profite de cette fonctionnalité.
Je ne remarque par forcément ces tendances par moi-même, mais maintenant, je comprends que ces sujets soient ce dont les gens se soucient.
Je participe à la campagne Cyberbuzz. »
Bon à 100$ le post (pour certains) on peut pas vraiment leur en vouloir de participer !!!
« Mes excuses très cher » :
Une fois cette stratégie dévoilée les excuses de Google sont vite arrivées :
« Google Japon a mis en place plusieurs actions de promotion visant à faire connaitre davantage nos produits.
Il s’avère que l’utilisation des blogs pour la promotion des activités de recherche de Google viole nos « guidelines », nous avons donc mis fin à cette campagne. Nous tenons à présenter nos excuses aux personnes concernées et à nos utilisateurs, et ferons un effort pour rendre notre communication plus transparente afin d’éviter ce type incident. »
Effectivement Google réprime depuis maintenant un certain temps l’achat de liens et invite même qui veut à la délation.
Matt Cutts lui même était monté au créneau sur son blog.
Globalement je trouve cette politique plutôt juste.
Cette affaire démontre néanmoins une certaine schizophrénie (« faites ce que je dis, pas ce que je fais ») ou tout du moins, et je pense plutôt à cela, un très sérieux problème de contrôle sur les initiatives qui peuvent être prises par les Responsables de Google Japan.
La vidéo de promotion japonaise de Google Chrome :
Toute les initiatives liées à la communication du célèbre moteur ne sont pas forcément du même ordre. Si vous avez besoin d’une preuve regardez cette vidéo de promotion de Google Chrome ci-dessous destinée au marché japonais. Du stop motion comme on aime, non ?

















Il faut surtout penser au fait que tout lien émanant d’une démarche commerciale n’est pas « naturel » et vient remettre en cause/perturber directement le calcul de popularité/légitimité d’une ressource par rapport aux autres, donc vient finalement rendre moins pertinentes les réponses proposées par le moteur.
Entièrement d’accord avec toi Nicolas, c’est effectivement une manière de détourner l’algorithme de Google. Néanmoins il y a une différence entre suggérer un sujet à un blogueur via son formulaire de contact et le rémunérer contre du publi-rédactionnel.