#Hashtag, où en sommes-nous ?

1

Sans_titre_-_1

Décriés par certains, adulés par d’autres, on entend beaucoup parler de hashtags mais sans plus trop savoir si ce trop-plein de « mots-dièses », censés booster certains de nos contenus sur les réseaux sociaux, ne serait pas plutôt en train de les desservir.
Si l’on en revient aux basiques, les hashtags sont un moyen pour les utilisateurs des réseaux sociaux, de tagger leurs publications avec des mots-clés, qui de ce fait les rendent plus faciles à organiser ou à chercher.
N’oublions pas qu’aux origines, ce petit symbole, d’abord plutôt assimilé au dièse téléphonique, était utilisé pour créer des canaux de discussions « thématiques », dans les protocoles des années 80 (Internet Relay Chat).
Ce n’est qu’ensuite qu’il s’est installé sur les plateformes.

C’est sur Twitter que le premier hashtag « thématique » est apparu, le 23 août 2007 pour être exact.

A partir de cet instant, Twitter a particulièrement bien compris l’opportunité et la pertinence d’utiliser ce symbole, et officialise le lancement des hashtags en 2009. Puis le phénomène s’est très vite amplifié en rendant cliquables les mots accolés du dièse, afin de retomber sur les contenus directement liés et en créant les « trendings topics ».

Vers une expansion du hashtag sur les réseaux ?

L’arrivée de cette pratique sur Facebook en 2013 a relancé le débat autour de la (trop grande ?) popularité et de l’utilité du hashtag. Mais en les adoptant également, il était clair que ces hashtags représentaient une opportunité certaine sur laquelle le géant voulait se positionner, ou plutôt s’engouffrer.
Cependant, la colle n’a absolument pas pris car Facebook peut s’apparenter à un média « fourre-tout » : on peut dire énormément de choses en même temps, trop parfois. Les sujets sont trop diversifiés et même avec des hashtags, impossible de catégoriser quoi que ce soit.
Et quand bien même ils étaient utiles ou pertinents, il faudrait encore que cette pratique devienne un automatisme pour les utilisateurs du réseau. C’est une pratique plutôt facile à faire pour les twittos présents sur Facebook, c’est monnaie courante sur Twitter ! Mais pour les autres, moins familiers, il peut être bien difficile à comprendre le sens, et donc à les utiliser et à en faire bon usage.

Bref cette intégration des hashtags dans Facebook est plus un loupé du réseau qu’une avancée planétaire, notamment parce que l’on attendait Facebook sur d’autres développements (par exemple, un algorithme permettant une « thématisation » automatique des publications en fonction de nos centres d’intérêts).

Instagram ne s’en sort pas trop mal en revanche, et profite plutôt bien de l’opportunité des hashtags. Intégrés en 2011 sur le réseau, ils permettent de thématiser les photos postées par les utilisateurs afin d’être retrouvées plus rapidement.
Ici, personne ne vous reprochera d’utiliser 15 hashtags dans le wording de votre publication. Le seul problème que j’y vois, c’est la cohérence et le classement qui deviendront plus difficiles… Les hashtags sur Instagram rendent vos photos visibles et détectables par des publics ciblés. Les sets uniques par photos sont préférables.

photo1-208x300

Attention toutefois à ne pas abuser des hashtags comme ici. Ce sont des photos que vous publiez, pas des romans de hastags !

Twitter, l’incontournable

Il n’en reste pas moins que Twitter demeure l’un des seuls réseaux sociaux à intégrer véritablement bien cette stratégie de hashtags.
D’abord parce qu’ils servent des thématiques, et que sur Twitter, on échange autour de sujet précis la plupart du temps, que c’est un réseau sur lequel les utilisateurs recherchent des informations constamment. Et cette recherche passera principalement par des mots-clés. C’est encore une fois le propre de Twitter : chercher (et trouver !) des informations en temps réel et de manière rapide.

Et justement, Google indexe une fois de plus des tweets en temps réel. De ce fait, de plus en plus de tweets ressortent dans les résultats de recherche. En Juin dernier, Google indexait déjà près de 4% de tweets. C’est une autre utilité à laquelle les hashtags peuvent répondre.

Aujourd’hui, les grandes catastrophes ou les informations importantes sont relayées sur Twitter via des hashtags créés sur l’instant et repris ensuite comme « hashtag officiel » du sujet. Ils permettent de communiquer sur les suites de ladite catastrophe par exemple ou peuvent servir de mot fédérateur pour rassembler les utilisateurs autour d’une cause importante. Par exemple, suite à l’attentat du magazine Charlie Hebdo, ce sont plus de 5 millions de Tweets contenant le hashtag #JeSuisCharlie qui ont été publiés en moins d’une semaine.

D’ailleurs, cette utilisation de mots-dièses va encore plus loin et prend un véritable aspect conversationnel en live sur Twitter : les programmes TV s’en servent de plus en plus pour générer débats et réactions pendant les emissions entre les téléspectateurs. Une utilisation marketing rondement réfléchie quand on voit combien de tweets ont pu être envoyés avec les hashtags contenant le nom d’émissions.

Yves Calvi

De plus, Twitter intègre désormais automatiquement des emojis dans certains hashtags, ajoutant ainsi un côté amusant et original aux tweets publiés, et les rendant surtout davantage visibles.

Malgré cette performance, le bémol des hashtags reste la compréhension de leur fonctionnement. C’est une problématique que Twitter a bien sûr relevé mais sans avoir su trouver de parade pour ne plus faire peur aux potentiels nouveaux utilisateurs, et au contraire séduire.

Alors oui, les hashtags sont utiles aujourd’hui

stop the hashtag madness- Un utilisateur dit son ras-le-bol des hashtags sur Twitter

Oui ils sont nécessaires pour pouvoir se retrouver sur des plateformes où les informations existent en surabondance. Twitter l’a extrêmement bien exploité, Instagram s’en sert également très bien pour classer les photos publiées.

Pouvant être totalement personnalisés, crées de toute pièce, ils servent particulièrement bien les communications Social Media autour d’évènements, de marques ou de catastrophes, en offrant une visibilité accrue au message partagé. Mieux encore, il peut fédérer et devenir un hashtag phare, même pendant une période succincte (les fameux « trendings topics »).

Gardez cependant une chose en tête, L’#abus de #hashtags reste #mauvais pour votre #message.

Il conviendra de ne pas en faire une surconsommation, parce que non, 40 hashtags ne serviront pas votre message. Le hashtag #jupe n’ira pas dans un message pour parler de #pantalon. On reste dans la mode, OK, mais pas sûr que ce soit vraiment pertinent pour les utilisateurs. De même, si vous parlez d’un article sur les objets connectés pour les chats, le #chat suffira, inutile de venir y ajouter un hashtag #animal. Tout le monde recherchera #chat avant #animal…

Jimmy Fallon avait réalisé une parodie devenue virale avec l’acteur Justin Timberlake au sujet de cet abus justement.

En général, pas plus de 3 (4 max !) hashtags sont recommandés : il faut que votre message (contenu et sujet) reste compréhensible afin qu’il soit repris par le plus grand nombre d’utilisateurs.

Alors ne tombez pas dans l’excès, et restez à l’affût, sait-on jamais… #tobecontinued 😉

Charger les commentaires

1

Commentaire

  1. Debray Répondre

    Très bon article, mais un peu trop long à lire… #ilfautêtreconcis ^^
    Une question: si un utilisateur abuse VRAIMENT beaucoup des »# » peut-il être blacklisté par twitter ?

Laissez un commentaire :

  • (will not be published)