Flat design et skeuomorphisme…

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Voilà déjà quelque temps que l’on nous parle du flat design comme étant la grande tendance graphique à suivre. À l’inverse, le « skeuomorphisme » serait devenu ringard, passé, « so 2000’s »… . Alors,  essayons de démêler tout ça et d’y voir plus clair…

Le skeuomorphisme c’est quoi ?

Selon Wikipédia : « un élément de design dont la forme n’est pas directement liée à la fonction, mais qui reproduit de manière ornementale un élément qui était nécessaire dans l’objet d’origine. »
En d’autres termes, il s’agit de donner l’apparence d’un objet existant à un élément de design ayant la même fonction que cet objet, le plus souvent dans le but de rendre son utilisation plus intuitive.

Quelques exemples de skeuomorphisme :


 

Et le flat design c’est quoi ?

Le flat design est un style graphique débarrassé de tout effet de relief ornemental privilégiant ainsi la lisibilité de l’interface.

Le Modern UI de Microsoft (anciennement connu sous le nom de « metro ») , que l’on retrouve sur Windows Phone et plus récemment sur Windows 8, en est un très bon exemple. Dernièrement, c’est Apple qui renouvelle le look d’iOS et qui dit adieu à l’effet glossy des ses icônes, aux ombres diffuses sur les touches du clavier virtuel, et surtout aux textures cuir, bois, tissu (j’en passe) employées à outrance sur les dernières versions.

Quelques exemples de flat design :


 

 

Mais alors, on ne mélange pas flat design ET skeumorphisme ?

Bien que  souvent, un élément dit skeuomorphique sera traité dans un style graphique « réaliste » pour accentuer la ressemblance à son modèle, le skeuomorphisme n’est pas incompatible avec le flat design. Le parallèle devrait plutôt se faire entre flat design et design réaliste.

Quelques exemples  :


 


 

L’application calculette par exemple est belle et bien designée de façon à ressembler à une vraie calculette, bien qu’elle ne soit pas texturée à la manière d’un objet réel en plastique.

Le flat design n’est donc pas incompatible avec le skeuomorphisme. 

Le design doit servir un but, le skeuomorphisme est en grande partie responsable de la facilité d’utilisation d’iOS dès ses débuts, il a permis à un large public d’appréhender une technologie nouvelle (ici le tactile, et multitouch) en rendant son usage intuitif pour tous. Dernièrement, l’un des plus gros reproches qui ait été fait à Apple au sujet du design de ses applications porte sur l’usage souvent superflu de textures en tout genre. Si le skeuomorphisme sert la compréhension d’une interface, alors une application horloge façon cuir n’a rien avoir avec du skeuomorphisme, il s’agit juste de mauvais goût.

Le débat skeuomorphisme VS flat design n’a donc pas lieu d’être.

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Commentaires

  1. Séba Répondre

    Je dois avouer que je n’avais aucune de ce qu’était le flat design ni le skeuomorphisme (et je ne sais toujours pas comment on le prononce), mais votre article est extrêmement intéressant et met bien en lumière ces deux styles !
    Merci à vous !

  2. netcooking Répondre

    Merci pour les explications ! Comme Séba, j’aimerais savoir comment prononcer skeuomorphisme ?*! Je ne suis pas convaincu par la promonciation disponible chez translate.google.fr !

  3. tontine Répondre

    Super clair comme explications ! Pour ce qui est du flat design, la tendance en est où ? qu’en est’il des nouvelles formes de graphisme pour le web aujourd’hui ?

  4. MarcusClay Répondre

    @tontine Ma Thé Riz A Le Design.

    Le Flat, c’est efficace, hype, hispter, parfois austère, fatiguant à la lecture, ca manque de relief et parfois de clarté dans la navigation. Le gros point positif, c’est léger, ce style se prête plus au design intéractif. L’attention est surtout concentrée sur comment va réagir mon interface plutot que comment mon interface va est perçue graphiquement.

    Le Skeu c’est dépassé, ca pique les yeux, cloisonnant dans l’interface (dégradés lourds…), couteux en terme d’intégration, peu adapté au design cross-devices. Le seul point positif est qu’il y a du relief et que les infos sont mieux mises en avant visuellement.

    La solution à ce débat houleux => Avoir une patte graphique personnelle avec un peu des deux, dépendant du projet, du budget, du temps pour convevoir, des utilisateurs finaux, des contraintes techniques, du responsive…

    Bref, pas de règles, l’élément le plus important est le CONTEXTE de conception du projet.

  5. Toto Répondre

    Pour faire plus simple : C’est la conception graphique des panneaux de signalisation depuis des décennies. Enfin fini les reflets et autres dégradés anti-érgonomiques proposé par Apple à l’époque de ses iMac inspirés des fers à repassés, et apprécié par des tas de concepteurs n’ayant aucune notion d’érgonomie. La tendance à la conception graphique plate semble avoir été initié à la fois par l’apport du SVG (format vectoriel), l’utilisation des polices de caractères (qui ne supportaient alors qu’une couleur pour le rendu, les standards ont changé depuis) et enfin le carton de l’interface Xiaomi UI sur les téléphones qui a poussé l’entreprise à la base tournée vers les systèmes d’exploitation à faire ses propres téléphones… qui ont aussi fait un carton.

    Au passage blanc sur cyan pour écrire les commentaires, c’est joli, mais ça picote les yeux et est pas facilement lisible du coup ;).

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