Le Magasin, la prochaine frontière du Digital

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victoria

Quel est le rapport entre une statistique et la création d’une nouvelle agence ? Le début de la réponse se trouve bien entendu dans le titre de l’article : le Magasin. Le Retail comme on dit chez nous.
Commençons par la statistique : 76% des décisions d’achat se font en magasin. Ce chiffre, qui devrait retenir votre attention, provient d’une étude signée « POPAI GLOBAL ».

Ce chiffre, qui retient encore votre attention, nous vient pour l’instant des Etats-Unis. Mais les marchés dits « occidentaux » tendent à se ressembler fortement, on le considérera donc comme hypothèse valable pour l’Europe et la France.

Ce chiffre, qui retient toujours votre attention, s’applique à tous les achats réalisés en supermarché, alimentaires et non alimentaires.

Ensuite, parlons de cette nouvelle agence : Publicis Shopper. Une agence dédiée spécifiquement au « parcours du shopper connecté », avant, pendant et après l’expérience en magasin. Une nouvelle agence, avec une recrue provenant de HighCo 3.0 pour la diriger (Valérie Piotte) et pas une simple « offre » supplémentaire de Publicis (Dialog dans le cas présent).

Que nous disent, mis ensemble, ces 2 faits pas si anodins ? Que le magasin est bien le prochain grand enjeux du Digital. Et donc que toutes les marques, distribuées dans un réseau de retailer (en propre ou en multi-marque) vont au-devant d’une évolution très forte (si ce n’est une révolution) dans leur approche du business.

Sur quoi se base cette évolution ? Principalement sur les technologies dérivées du « mobile » intelligent, compagnon de route omniprésent d’une part toujours plus importante des shoppers Occidentaux (et pas que).

Depuis que nous l’avons dans la poche, nous pouvons accéder à des informations supplémentaires sur les produits (grâce aux QR codes notamment), interagir avec le packaging (en réalité augmentée), vérifier le « positionnement prix » (grâce à des applications comme celle de Leclerc), s’assurer que les désirs de tous les consommateurs de la famille sont pris en compte (grâce aux outils de liste partagée comme Wunderlist), et même faire nos courses depuis le quai du métro !

Tout cela, en à peine 5 ans depuis l’apparition des premiers smartphones et des écosystèmes d’application ! Imaginez ce qui pourrait se passer dans les 5 prochaines années ? Et dans les 5 suivantes ?

Pour vous aider, voila ce que Microsoft envisageait il y a quelque temps comme « évolution » dans le retail d’ici 2019 :

Une évolution fondamentale dans l’approche du retail et de la distribution en magasin se dessine de plus en plus en clairement. Reste à savoir quelles seront les prochaines évolutions fortes dans ce domaine… ! Vous avez une intuition ? Partagez-la en commentaire…

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Commentaires

  1. Pierre Répondre

    Bonjour,

    Du point de vue du consommateur ce type de service répond à une attente, diminuer le temps passé en retail en facilitant la recherche des produits et le temps passé en caisse.

    Du point de vu du distributeur est ce que cela ne va pas poser problème?
    Cela revient un peu à poser des oeilleres aux clients qui regarderont leur smart phone et non les rayons, ce qui diminuera les achats compulsifs en se limitant à la liste établie. Cela poussera également à remettre en cause certaines bases de l’agencement des rayons, les tête de gondoles, etc …

  2. Damien Selosse Répondre

    3 Intuitions :
    L’occasion révée en effet de recentrer le focus sur le client.
    Le mobile comme lien entre les étapes de son processus d’achat.
    La remise en cause des principaux indicateurs clés de succès du retail. Quel sens peut bien avoir un chiffre d’affaires au metre carré ?
    Une réflexion :
    Il y a certainement des questions à se poser sur la méthode de l’étude POPAI inchangée depuis 1965.
    Entretien à l’entrée du magasin, courses puis comparaison du panier avec les intentions et faire comme si le monde internet n’existait pas.

  3. Connected Store - Mickael Répondre

    @Pierre « Du point de vu du distributeur est ce que cela ne va pas poser problème?  »
    Effectivement si les distributeurs ne jurent que par le mobile pour introduire le web en magasin alors ils en verront très vite les limites. « 53% des possesseurs de smartphones ont déjà interrompu au moins une fois leur process d’achat en magasin suite à l’utilisation de leur téléphone » voir http://bit.ly/KZHWRo
    Eh oui, les distributeurs vont finir par se rendre compte que le mobile va à l’encontre de ce qu’est un magasin, c’est à dire un espace dans lequel on fait en sorte que le consommateur entre totalement dans son univers de marque. Pour cela il faut combler les lacunes du points de vente en proposant aux consommateurs des écrans connectés à son propre univers web. En d’autre termes il faut utiliser la puissance et la richesse du web en magasin mais en facilitant et en prenant par la main le consommateur et non en l’incitant à sortir son smartphone sur lequel il a, par exemple, l’application Amazon à porté de doigts… En revanche, il est tout à fait intéressant d’inciter l’usage du Smartphone en complément des écrans interactifs et connectés installés en magasins lorsque celui-ci sert à compléter et prolonger l’expérience de marque… mais seulement dans ce cas.
    Pour résumer, au lieu de choisir la facilité en transférant l’ensemble des charges au consommateur (acheter le mobile, posséder une connexion web, télécharger l’application, penser à sortir son mobile en magasin,…), les enseignes doivent penser à reprendre la main sur le parcours et l’expérience d’achat du consommateur lorsqu’ils sont à l’intérieur de leurs points de vente. Faciliter, guider, capter, captiver le client dans son propre univers, n’est-ce pas le but premier d’un magasin ? Alors pourquoi ne pas garder la main sur l’intégration du web en magasin plutôt que de laisser cela à la charge des consommateurs. Ces derniers ne demandent pas mieux que d’être pris par la main…
    Or tous cela, c’est la promesse de ce que nous appelons « les magasins connectés » ;-)

  4. Clement Répondre

    @Pierre: C’est une constatation trés juste. Mais l’intérêt du consommateur prime puisqu’il ira la où il pourra avoir le comportement qu’il préfère (ou là où c’est le plus pratique pour lui)… Comme le Mickael, c’est au commerçant d’évoluer pour proposer les bonnes solutions permettant de se préserver. Imaginons Leclerc qui propose une appli « liste de courses », elle deviendrait un bon moyen de faire du push de marque (vis à vis d’une entrée consommateur existante) mais aussi de pousser des suggestions supplémentaires (assorties à une promotion pour éviter l’intrusif violent…)
    @Damien: je dois avouer que je ne me suis pas attardé sur la méthodologie, mais je ne doute pas que le chiffre soit fortement proche d’une réalité que nous vivons tous…

  5. Laurane Répondre

    Bonjour tout le monde,
    Si vous êtes intéressé par savoir comment le digital peut être un allié du trafic en magasin, Capgemini Consulting a rédigé un point de vue sur le sujet. Il repose sur l’analyse du comportement du consommateur vis-à-vis des nouveaux usages digitaux et développe notamment l’application « liste de course » et la « prise de rendez-vous ». Vous devriez jeter un œil à http://www.click2stores.com.
    Bonne journée !

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