Dribbble, le réseau social pour les créatifs

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dribbble

J’entends encore dire ici et là, parmi mes confrères créas : « Dribbble tu dis ? nope, connais pas, c’est quoi ? »

Moi qui pensais que le ballon rose était aujourd’hui aussi connu que le loup blanc…

Voici donc une session de rattrapage pour tous ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore entendu parler de ce réseau social dédié aux graphistes, web designers, typographes et autres illustrateurs…

 

400 x 300

Dribbble fonctionne un peu à la manière de Twitter : ici, les twittos sont des « players » et les tweets sont des « shots ».

Un shot est une vignette de 400 par 300 pixels, un format volontairement restreint qui permet de ne se focaliser que sur le détail d’une création, souvent une icône, un échantillon d’interface web ou mobile… Une mine d’or lorsque l’inspiration ne vous a pas suivi au bureau le lundi matin.

Parmi les players on retrouve donc beaucoup de web designers, UI designers mais pas seulement : illustrateurs, graphistes, typographes et même quelques développeurs sont de la partie.

Je vous laisse découvrir par vous-même une sélection de quelques shots d’une rare beauté :

 

T’as pas d’invit’ ? ça va pas être possib’ …

En dehors des players, il existe deux autres catégories d’utilisateurs sur Dribbble :

- Les « scouts » qui sont en quelques sorte simples spectateurs et n’ont pas l’intention de rejoindre la partie. Ils peuvent liker ou suivre leurs players préférés mais ne peuvent ni poster de shot, ni commenter ceux des autres.

- Les « prospects » qui ont le même champ d’action que les scouts, mais espèrent bien décrocher une invitation pour devenir player à leur tour.

Le succès de Dribbble réside en grande partie dans ce système d’invitations :

Il permet de maintenir une certaine qualité graphique sur le site, en responsabilisant les players qui se voient confier la lourde tâche de choisir de nouveaux participants à la hauteur des standards de la communauté… Et il suscite un réel engouement, puisqu’être player, c’est un peu jouer dans la cour des grands.

Il arrive que l’attribution de ce précieux sésame se transforme en un véritable entretien d’embauche où le player disposant dune invitation organise carrément un concours, via son blog ou compte Twitter, afin de trouver l’heureux élu. On recense même des sites dédiés aux prospects à la recherche d’une invitation…

Au delà du plaisir que Dribbble peut procurer à vos yeux, il s’agit là d’un formidable outil de veille graphique, qui offre de manière assez rapide, un aperçu des tendances actuelles et à venir.

Aujourd’hui la communauté compte environ 160 000 utilisateurs toutes catégories confondues (si mes calculs sont bons) et ne cesse de croître.

 

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Commentaires

  1. Sylvain Répondre

    @Canard WC : hehehe
    @Bertrand : Non, dans la mesure ou seuls les players (qui ont déjà été invités) peuvent commenter.
    C’est simplement le genre de réaction que l’on peut retrouver sur beaucoup de posts « réussis » … à l’inverse, les personne qui pourraient bénéficier d’une critique constructive ne reçoivent que très peu de commentaires… c’est un peu le défaut de beaucoup de communautés d’illustrateurs ou de graphistes.

  2. Thomas Répondre

    Pas mal ce système de « players » un peu considérés comme des « experts ». C’est sûr que ça doit éviter un déchet visuel et un trop plein de contenu (comme sur DeviantArt). Même si du coup ça doit aussi dissuader certains créateurs de poser leurs valises sur le site.

    J’avais entendu parler de Dribbble dans un article de BlogsurGaronne où Frédéric Tourrou expliquait qu’il postait son travail sur la plateforme. Je tenterais bien l’aventure en tant que « scout ».

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