Quel modèle pour les agences digitales face aux évolutions du web ?

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NW2011

Même si à l’épreuve du temps, les agences digitales sont considérées comme de bons partenaires pour accompagner les marques dans leur digitalisation, la révolution Internet les concerne aussi directement dans leur organisation.

Aujourd’hui, l’accompagnement des marques sur le digital doit prévoir la mise en place d’un écosystème plus large que les sites internet, incluant les réseaux sociaux.

Pour anticiper ces changements, les agences les plus réactives ont fait évoluer leurs expertises, qui reposaient sur le conseil et la production de dispositifs digitaux, avec des social média manager, community manager et des compétences techniques spécifiques.

Mais en plus de l’évolution rapide du web et de ses métiers, un autre comportement est observé de plus en plus souvent dans les agences digitales : le recours croissant à l’externalisation de la production (voir ici).

Ces deux phénomènes cumulés ont amené certaines agences à envisager de réduire leurs capacités de production pour ne garder, suivant le modèle des agences de communication, que les ressources de conseil, de création, d’accompagnement social média et ainsi gagner des marges de profitabilité à court terme.

Nous ne suivrons pas cette direction, pour deux raisons :

La première est que notre métier d’agence digitale est basé sur l’innovation que nous apportons à nos clients, qui provient souvent de la technologie.

Cela implique de maitriser la mise en œuvre, car c’est en phase de production que nous validons véritablement nos concepts. Laisser cette expertise à d’autres acteurs en déléguant la production reviendrait finalement à externaliser une grosse partie de la valeur ajoutée recherchée par nos clients.

La deuxième raison est que le social média ne se résume pas à faire du community management et à créer des applications ‘fun’ sur Facebook.

Nous pensons que la plus belle expérience de marque est celle qui se déroule sur un espace maitrisé par la marque, c’est-à-dire son propre site.

C’est justement ce que propose Facebook avec sa technologie open graph, qui permet notamment de récupérer les données des utilisateurs qui le souhaitent, en échange d’une expérience client plus personnelle donc plus intéressante sur le site de la marque.

C’est un potentiel énorme pour les annonceurs, encore peu exploité dans les dispositifs digitaux actuels. (voir le cas Amazon.com)

Et c’est là l’importance de maîtriser sa production : pour intégrer la puissance des réseaux sociaux aux dispositifs digitaux de la marque, mieux vaut avoir des équipes techniques solides ;-)

Chez X-PRIME GROUPE, nous misons donc sur cette double expertise, le social média et la production intégrée, pour accompagner les marques dans la construction de leur nouvelle présence digitale.

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Commentaires

  1. js Répondre

    Comment mieux dire les choses d’évidence, à commencer par le conseil validé par l’expérience ? Les ratios Commerciaux/Technos des agence publicitaires m’ont tj ahuri: les deux tiers – souvent – des effectifs étant dévoués à la chasse commerciale baptisée « conseil ». Que reste-t-il alors pour la validation des nouveaux concepts ? Alors que la technologie qui les fait surgir phosphore sans cesse au grand galop ?
    Il y a qq chose de déraisonnable dans l’idée que le conseilleur ne serait pas le payeur, comme on le voit,hélas,en matière de désindustrialisation de la France. Il est temps que l’on cesse de croire à la pure vertu des concepts et du « conseil ». Ils n’ont de valeur, en effet, qu’à l’atterrissage dans la techno où se mesure le ROI. C’est à la fin de ce bal que l’on paie les musiciens, non ?

  2. Bastien Répondre

    Et du coup c’est normal que sur le premier lien de la page de recherche, (www.void.fr/) l’agence x-prime soit dans les références ?

  3. François Garcia Répondre

    Bonjour Bastien,
    Oui c’est normal parce ce que je dis c’est que X-PRIME Groupe ne compte pas réduire ses capacités de production pour ne garder seulement que les ressources de conseil et de coordination.

    Pour autant, capitaliser sur notre production intégrée (cf. les annonces en cours sur Blogo) ne nous empêche pas de travailler avec des partenaires extérieurs sur certaines technologies, dispositifs (les jeux par exemple) ou simplement pour des raisons de charge planning.

    Avoir recours à l’externalisation, nous pensons que c’est normal voire enrichissant pour une agence qui ne peut pas prétendre toujours tout bien faire avec ses équipes.
    Par contre, attention au danger de ne pas se couper des équipes de production et de développement techique dans l’agence car c’est pour nous le moteur principal de l’innovation que nous proposons à nos client.

  4. soymalau Répondre

    Ça la fout quand même mal. Et puis il y a « partenaires extérieurs » et mecs à Agadir qui ont un coût horaire clairement inférieur à celui de freelances français.

    Moi j’appelle ça se tirer une balle dans le pied, quand même.

  5. François Garcia Répondre

    @soymalau je ne sais pas si vous les connaissez mais c’est une agence montée par d’anciens de Digitas qui a bonne réputation et n’est pas la moins chère du marché.
    Par ailleurs, nous travaillons aussi pour des annonceurs au Maroc en exportant de l’expertise et de la production made in France ;-)

  6. stArk Répondre

    Dans le meme sujet, tu pourrais parler des agence de dev mobile, fraichement crée, qui staffent juste des « Chef de projet / commerciaux » et offshore la prod.

    Par ailleurs, c’est grace à ce genre de choses que certains comptes se détournent des « grosses agences » pour retrouver un contact humain et concret avec des studios de prod comme le mien. Donc je ne m’en plaint pas personnellement (pour le moment).

    En tout cas, bravo X-PRIME pour l’effort de guerre :)

  7. Popeye Répondre

    @François Garcia : arrêtons l’hypocrisie, on sait tous que les boîtes offshore de type Void font un travail pas cher pour du taff sans grosse valeur ajouté, et qui est loin d’être à la hauteur de ce qui est internalisé en agence. Par contre cela permet aux agence de réaliser des marges confortables. La plupart des clients ne sont même pas au courant et seraient plutôt mécontents de découvrir qu’on les factures X euros / jour homme alors que ce n’est même pas un personnel de l’agence qu’il a choisit qui travaille sur sa livraison.
    Ce ne sont pas des partenaires extérieurs, juste des sous-traitants, que ce soit au Maghreb, en Asie ou ailleurs. L’argument du « Mais non, ce n’est même pas les moins chers » est pipeau : les moins cher font un travail encore pire derrière lequel des graphistes et DA payés cette fois en France sont obligés de repasser (et donc on ne va pas choisir un offshore qui au final revient plus cher…CQFD).
    Bref rien de nouveau sous le soleil, le blabla marketing commence là où les profits se trouvent. Le reste est juste une question d’assumer ou pas…

  8. Francois Garcia Répondre

    @Popeye, entendons nous bien :
    Ce que je décris dans mon article, c’est que le développement du social média et le développement de l’externalisation de la production amènent certaines agences à ne plus investir dans le dév voire à couper leur prod.
    Et je pense que c’est une erreur.

    Mon article n’est pas une critique de l’outsourcing.

    Oui, nous faisons appel à des prestataires, en France et à l’étranger pour certains projets et nous en sommes très heureux.
    Par ailleurs, comme je l’écris plus haut nous exportons aussi des productions X-PRIME au Maroc en nous en sommes très heureux aussi.

    Mon post n’est pas une critique de la mondialisation : c’est le partage de notre vision pour notre agence, avec les doutes que nous avons et les choix que nous faisons dans notre parcours d’entrepreneurs.

    Et notre choix est le suivant : X-PRIME restera donc une agence qui fait de la production et nous espérons aussi beaucoup d’innovations.

  9. François Garcia Répondre

    @Popeye, entendons nous bien :
    Ce que je décris dans mon article, c’est que le développement du social média et le développement de l’externalisation de la production amènent certaines agences à ne plus investir dans le dév voire à couper leur prod.
    Et je pense que c’est une erreur.

    Mon article n’est pas une critique de l’outsourcing.

    Oui, nous faisons appel à des prestataires, en France et à l’étranger pour certains projets et nous en sommes très heureux.
    Par ailleurs, comme je l’écris plus haut nous exportons aussi des productions X-PRIME au Maroc en nous en sommes très heureux aussi.

    Mon post n’est pas une critique de la mondialisation : c’est le partage de notre vision pour notre agence, avec les doutes que nous avons et les choix que nous faisons dans notre parcours d’entrepreneurs.

    Et notre choix est le suivant : X-PRIME restera donc une agence qui fait de la production et nous espérons aussi beaucoup d’innovations.

  10. beershop Répondre

    Vous avez raison d’essayer de valoriser vos unités de production internes car en effet ça coûte chère et c’est de plus en plus rare. Pour autant je ne suis pas d’accord avec certains commentaires disant que la qualité serait moindre en outsourcing : pour moi c’est avant tout une question de méthode et de casting. En France le niveau des développeurs n’est pas extraordinaire (contrairement à ce qu’ils pensent…), ils y en a peu et ils sont donc trop payés.
    De plus parler d’innovation est en effet une bonne manière de vous positionner et permet de favoriser le recrutement ;-)

  11. switcherdav Répondre

    Si on utilise des méthodes agiles pour un projet, la présence sur site des devs est nécessaire, rien ne vaut la proximité pour gagner en efficacité et réactivité

    Après, je rejoins totalement berrshop, les devs doivent avoir le niveau (et l’etat d’esprit) requis

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