Nos smartphones deviennent de plus en plus puissants et permettent de faire des choses plus ou moins utiles. Je pense aux centaines de milliers d’applications disponibles sur les différentes plateformes telles que l’App Store ou l’Android Market qui ne sont pas forcément indispensables à notre survie.
Néanmoins il est un domaine où ces applications pourraient bien nous sauver : la médecine.
Au service des médecins
Depuis quelques mois, les médecins et les cadres intéressés du CHU de Nancy peuvent désormais avoir accès à des informations telles que les données mensuelles d’activité (nombre d’entrées et de journées, taux d’occupation, durée moyenne de séjour…) ou autres chiffres clés de l’hôpital depuis leurs iPhone via une application gratuite et non plus uniquement via l’intranet.

Dans cet article spécialisé, on apprend que l’iPad prend de plus en plus de place au sein des équipes médicales afin de gérer les agendas et permettre aux patients d’y avoir accès en ligne via une interface web ou une application dédiée. C’est le début de la télésanté pour tous, fini le carnet de santé qui ressemble à une encyclopédie ou le dossier médical de 10kg.
Un autre exemple avec l’hôpital d’Ottawa qui va s’équiper de 1 800 iPad en plus des 500 déjà présents, c’est ce qu’on peut lire dans cet article nous apprenant que les médecins de cet hôpital utilisent des iPad afin d’examiner les radios, rédiger des ordonnances et prendre des notes lors des visites des patients.

L’iPod touch est également de la partie puisqu’en Allemagne il est en expérimentation afin de soutenir les chirurgiens pour contrôler les machines lors d’opérations qui nécessitent une manipulation mécanique.

Au service des patients
Une application pour détecter la cataracte, c’est ce que propose un groupe de chercheurs du MIT qui a mis au point le CATRA. C’est une sorte d’appareil que se fixe sur l’iPhone et qui utilise l’affichage pour dépister la cataracte dans les yeux des patients en projetant sur un écran externe une carte de l’oeil. Cet outils peu encombrants pourront être embarqués facilement par des équipes médicales lors de missions de dépistage dans les pays pauvres.

Plus accessible : le tensiomètre de Withings que l’on peut déjà trouver facilement dans le commerce, permet de calculer sa tension et sa fréquence cardiaque via une application iPhone. Ce marché grand public semble en pleine expansion puisque dans le même genre on retrouve le iHealth pour environ 100$, même si le prix reste encore élevé par rapport à un tensiomètre classique.

Un cardiogramme de poche sur iPhone et iPad, c’est ce que propose ce médecin américain, je vous laisse découvrir cela en vidéo.
Nous ne pouvons qu’encourager ces initiatives et espérer qu’elles faciliteront tant le travail des médecins que la vie des patients.

















Qu’en est-il du positionnement de tous ces médecins / fournisseurs d’applications mobiles santé par rapport aux potentiels effets néfastes d’une utilisation prolongée d’un smartphone ?
[...] Les mobiles au service de la médecine [...]