Je ne sais pas vous, mais il y a certains aspects des réseaux sociaux dont je me passerais bien. Sans aucune hésitation, je place mes contacts « oversharers » sur le podium des inconvénients.
Pringles s’est emparé du phénomène pour le mettre au coeur de sa dernière campagne virale : Help the Oversharers.
Littéralement, on traduira « oversharers » comme ceux qui partagent beaucoup d’informations, énormément d’informations … qui ont peu (aucun ?) d’intérêt pour leurs abonnés, amis, …
Sociologiquement, ces « oversharers » sont adeptes de publications Facebook à vocation philosophique comme « Miam, j’ai mangé des sushis à midi » ou « trop bon weekend avec mon chéri, on est parti à la mer, il ne faisait pas beau, dommage !!! C’est déjà lundi, vivement le weekend, on retournera à la mer !!!».
Mieux encore (façon de parler), sur Twitter, les oversharers considèrent la time line de leurs followers comme un fabuleux moyen d’expression personnel… et permanent. Ainsi, en 30 minutes, vous voilà submergé par les tweets chroniques à dimension « GPS / humeur » : « #FAIL : réveil de mauvaise humeur », « OMG il pleut », « I’m @ arrêt de bus Jean-Jaurès Toulouse », «Journée de boulot qui commence ». .. Ainsi de suite sur les autres réseaux sociaux.
Soucieux du respect de la tranquillité 2.0, Pringles vient de lancer une opération digitale à vocation humanitaire (ou presque) : « Help the oversharers ». Originale, virale, fun et 100% social media !
L’opération de Pringles se fonde sur les 2 gros réseaux sociaux grand public (Facebook et Twitter) et aspire à démontrer aux Oversharers que leur comportement laisse à désirer. Allant même jusqu’à considérer l’oversharing comme une pathologie addictive qu’il faut soigner !
Pour arriver à cette fin, Pringles donne la possibilité aux internautes de mettre en avant leurs contacts oversharers via la publication de leurs tweets ou de leurs statuts facebooks sur le site de la marque.
Oversharers sur Twitter :
Pringles propose de retweeter les mises à jour les plus inutiles sur son compte spécialement créé pour l’occasion : @helpoversharers. Les « heureux » lauréats verront donc leurs « déclarations » publiées sur le site de l’opération via une time line rassemblant ces tweets d’une autre dimension (reste à savoir la fréquence de mise à jour de cette time line).

Oversharers sur Facebook :
Pringles apporte une grande dimension virale à son opération. Les différents facebookiens partisans d’un bouton « J’aime pas » ou « i don’t care » vont être servis avec l’innovation de Pringles.En effet, en installant l’application de Pringles (sur Mozilla et Chrome), il est désormais possible de signaler les updates facebook jugés inutiles via un bouton « Overshare » situé à côté du classique « j’aime ». Outre le plaisir de pouvoir partager son exaspération face à un statut inutile, cette application publie automatiquement un commentaire invitant l’oversharer à se rendre sur le site de Pringles. Un concept ingénieux à forte dimension virale.

Il est également possible de réaliser une vidéo avec les publications de vos contacts.
Ce qu’on en pense …
En somme, une campagne originale qui surfe sur la tendance des réseaux sociaux et plus particulièrement ses excès. La dimension « délation » est à prendre au 2nd degré pour profiter du côté fun de ce dispositif.
Il sera intéressant de constater la viabilité de cette opé (maj des tweets, intégration de la fonction « Overshare » dans l’utilisation courante… ou oubli rapide de l’opération.).
L’ensemble de ce procédé nous amène à la conclusion « Pringles, l’une des seules choses qui mérite d’être partagé ». C’est léger mais c’est drôlement bien amené !
Dernière info et non des moindres, cette opération digitale a été orchestrée par l’agence Wunderman.
















