Dimanche dernier, Gonzague Dambricourt, blogueur passionné et passionnant, formulait un billet polémique sur la pratique des billets sponsorisés. Au delà des réactions primaires qu’ont eu certains “Jaloux, tu craches dans la soupe…”, je pense que le billet de Gonzague mérite notre attention et nos réactions.
Ancien collaborateur de l’agence Vanksen, il a travaillé avec des blogueurs sur des problématiques de billets sponsorisés. Il connait donc très bien le point de vue d’une agence sur le sujet. Ensuite, son blog gonzague.me, fait parti des blogs que l’on peut qualifier “d’influents” en France.
Il a une audience significative (trafic) et fédère autour de lui une communauté de lecteurs actifs et réactifs (regardez le nombre de commentaires sur les différents billets…). Cette double “casquette” fait de lui quelqu’un de légitime sur le sujet. Cela étant dit, revenons à l’objet de notre débat.
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Vous le savez, le web regorge de blogs en tout genre. Nos amis de chez Overblog peuvent en témoigner. Les internautes publient sur tous les sujets : Cuisine, High tech, Mode & Tendances, économie, sexe… la liste est longue. Le dénominateur commun de tous ces blogueurs est le plaisir qu’ils prennent à partager et échanger avec les autres internautes.
La pertinence de leurs publications est telle, que certains d’entre eux arrivent à générer un trafic vraiment important. Cette audience qualifiée et ciblée intéresse alors les marques qui via leurs agences respectives, demandent aux blogueurs à fort trafic de publier des billets à propos de leurs produits en échange d’une rémunération. Un publi-redactionnel en somme. Soit !
Mais alors, ou est le problème ?
Le problème c’est qu’il n’existe aucune règle en France pour encadrer ces billets sponsorisés. Certains plateformes spécialisées en billets sponsorisés comme e-buzzing ou encore YouGether tentent bien de clarifier les choses mais sans succès. Il n’existe qu’une charte implicite entre les blogueurs et leurs lecteurs. Ceux-ci s’obligent à utiliser la mention billets sponsorisés. Le coup de gueule de Gonzague visait des blogueurs ne respectant pas cette charte. Voilà tout.
Outre Atlantique, les choses sont plus claires. Une loi oblige désormais les blogueurs à annoncer clairement leurs sponsors à leurs lecteurs - voir l’article.
EDIT - Suite à un commentaire de Publigeekaire :
“En France, l’obligation de signaler les articles sponsorisés est déjà inscrite dans la loi. Le Code de la consommation considère comme « une pratique commerciale trompeuse » le fait d’« utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d’un produit ou d’un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l’indiquer clairement dans le contenu ». Un article de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) précise que cette obligation d’identification s’applique à Internet : « Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée. »
Les blogueurs français ayant l’habitude de publier des billets sponsorisés plus ou moins dissimulés peuvent être condamnés, pour tromperie, jusqu’à 37 500 € d’amende et/ou deux ans d’emprisonnement.”
Source : http://www.ecrans.fr/Les-blogueurs-sponsorises,8293.html
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Au delà de l’aspect légal ou même éthique des billets sponsorisés, il est intéressant, en tant qu’agence de se pencher sur la valeur de tels billets pour une marque. Lorsque nous (entendez par là X-PRIME iD) accompagnons nos clients dans le cadre de RP Digitale ou 2.0 (choisissez le terme qui vous convient), nous déconseillons le recours aux billets sponsorisés et cela pour une raison toute simple : La pertinence du contenu publié.
Etant moi-même un ancien blogueur addict (cf. Google), je considére que la valeur d’un blog réside avant tout dans son contenu et dans les sujets que l’on y aborde. Le meilleur exemple à cela est le blog Abstrait = Concret que je trouve remarquable de part les sujets et le contenu des articles. Sur un blog on parle de son quotidien (personnel ou professionnel) de ses envies, des ses découvertes bref on y parle de son univers. Les lecteurs viennent vous lire pour ça et pas pour autre chose. A mon sens, les meilleurs blogueurs Français sont ceux qui arrivent à insuffler leur personnalité à leur blog comme par exemple Lam et son blog qui est d’une rare richesse.
Lorsqu’un blogueur de ce type vient à publier un article à propos d’une marque ou d’un produit, les lecteurs savent que son auteur ne se force pas à écrire et que lorsque celui-ci parle positivement du produit c’est tout simplement parce qu’il l’apprécie. Rien de plus, rien de moins. Du coups, les gens réagissent et considèrent ce billet comme digne d’intérêt et source de recommandation !
A l’inverse, lorsqu’il s’agit d’un billet sponsorisé, les gens “zappent”… (Ne me dites pas que vous n’avez jamais zappé dans votre agrégateur un billet marqué “Billet sponsorisé” … ) car bien souvent la rédaction est forcée voire limitée à un simple copier-coller.
Pour le client, les bienfaits en matière de référencement naturel sont identiques. La différence se fait sur le contenu. Celui-ci est valorisable par la marque en tant que contenu objectif et non pas “sponsorisé”. Pour le blogueur, il reste transparent vis à vis de sa communauté, ne trahit pas ses envies et découvre de nouveaux produits ou services. Je pense qu’il s’agit là d’une approche “propre” des blogueurs. Dans tous les cas c’est celle que nous appliquons chez X-PRIME iD.
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Attention à ne pas confondre blogueur et éditeur de contenu / webzine ! Que je sois bien clair. Je considère les billets sponsorisés comme un paiement pour un travail fournit par l’éditeur. Ceux-ci sont identiques aux publi-rédactionnels que l’on trouve dans les magazines. Dès lors, qu’il y a une notion de coût de production (paiement du serveur, temps passés, etc…) les blogueurs deviennent pour nous des éditeurs de contenus / webzines et sont traités comme tels. Achats d’espaces, publi-rédactionnels, etc… (et il n’y a rien de mal à cela, je le répète !).
N’ayons pas peur des mots. Certains blogs n’ont plus du blog que la plateforme CMS qu’ils utilisent pour publier le contenu (Wordpress). Le vrai problème réside dans la sémantique utilisée pour les qualifier. Le terme blogueur professionnel n’a aucun sens puisque par définition on écrit sur un blog pour partager une passion et que l’aspect professionnel induit une orientation du contenu pour la vente d’espaces ou de billets… Deux objectifs qui sont clairement antagonistes.
Presse Citron est pour moi un très bon webzine mais n’est en aucun cas un blog ou du moins ne l’est plus. L’auteur, Eric Dupin, publie même un anti-blog dédié aux articles qui n’ont pas leurs places chez Presse Citron… Idem pour Anh et son Journal du Geek qui a son propre blog à coté de son webzine. La plupart de ces “Webzines” sont multi-auteurs afin de garantir l’affût de contenu, disposent d’une marque et d’une ligne éditoriale. Bref, rien qui ne ressemble plus qu’à un Webzine.
Je ne comprends donc pas les procès que font les internautes à ces éditeurs de contenus et à l’inverse ne comprends pas pourquoi ceux-ci ne se détachent pas du terme blogueur au profit de webzine / éditeur de contenu. Cela clarifierai grandement les choses.
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Nous ne payons pas les blogueurs mais nous rémunérons les éditeurs.




























